Telecharger hebreu police

Les textes peuvent être copiés, imprimés ou partagés sur divers supports. Ils sont tous parfaitement modifiables : une fois qu'il les a téléchargés au format. Biblia Mirecurensia est proposée en téléchargement gratuitement , pour tout usage privé ou académique.

Voici, sans rentrer dans de grandes discussions techniques - et encore moins polémiques - les deux principes de base qui ont présidé à l'élaboration de Biblia Mirecurensia :. A mon sens, la Bible, Parole de Dieu pour le croyant, doit fournir à celui-ci une nourriture spirituelle quotidienne et facilement accessible.

Pour la plupart des gens, cette nourriture sera trouvée tout naturellement dans leur propre langue, c'est à dire en traduction. Pour ceux qui en ont la possibilité rabbins, ecclésiastiques ou universitaires formés à cela, et plus encore hébréophones ou hellénophones , il est bon de lire la Bible dans les langues originales. Mais dans ce cas, je pense qu'il ne faut pas se contenter d'une simple lecture de consultation un paragraphe par-ci par-là : il faut pouvoir disposer d'un texte qui permette une lecture facile et abondante, telle qu'on trouve naturel de l'avoir dans sa langue maternelle.

C'est ici que le texte éclectique prend toute sa valeur. Même s'il conserve des détracteurs, le texte éclectique grec du Nouveau Testament du Nestlé Aland sert concrètement de base aux traductions modernes de la Bible qui sont publiées dans de nombreuses langues année après année, et il est utilisé comme lecture quotidienne par une foule d'hommes d'Eglise dans le monde entier. Il est donc regrettable par ailleurs qu'un texte éclectique hébreu du Tanakh ait tant de mal à se faire jour, même sur Internet.

A ma connaissance, The Oxford Hebrew Bible, seul texte éclectique du Tanakh accessible en ligne, est encore à l'état de projet et ne sera pas disponible dans son intégralité avant un bon moment. L'existence du texte massorétique, sanctionné par une longue tradition d'usage à la fois par les juifs et par les chrétiens d'une part, et la peur de l'arbitraire ou de la subjectivité dans l'élaboration d'un texte éclectique d'autre part sans compter les polémiques inter-confessionnelles , ont pour résultat net qu'on ne dispose pas à ce jour pour le Tanakh d'un outil convivial pour lire le texte sacré.

Mais faut-il vraiment que le lecteur moderne, qui, se rendant au travail, veut commencer sa journée en lisant les psaumes en hébreu dans un bus de Tel-Aviv ou le métro de Brooklyn, doive le faire dans un texte parsemé d'erreurs en tout genre, et qui, dans les passages difficiles, laisse de côté les solutions textuelles apportées par des versions prestigieuses comme la Septante, la Peshitta ou la Vulgate - sans compter les trouvailles des commentateurs de ces trois derniers siècles?

Les massorètes ont réalisé à leur époque un travail extraordinaire, dont il faut saluer la rigueur et l'ampleur. Mais c'était il y a douze siècles, et ce qui pouvait être considéré comme le nec plus ultra du travail critique à l'époque n'est plus à la hauteur des standards exigibles à la nôtre, et ne répond plus aux besoins et aux attentes qui sont celles du lecteur à l'âge du tout numérique.

La démarche de Wycliffe qui en plein Moyen Age a traduit la Bible dans la langue de son peuple, celle de Gutemberg qui a inventé l'imprimerie, peut se prolonger maintenant au travers d'Internet et autres outils informatiques, qui nous mettent à même de rendre les textes dans les langues originales et pas simplement les traductions de la Bible plus accessibles au plus grand nombre, sous une forme interactive qui permette à chacun de se les approprier en profondeur.

La sacralisation persistente du texte massorétique, chez les juifs comme chez les chrétiens, confine à l'hypocrisie quand on constate combien la plupart des traducteurs ou commentateurs, même ceux qui se veulent résolument conservateurs sur le plan théologique, prennent dans les faits des libertés évidentes avec le texte massorétique - ce qui d'ailleurs est presque inévitable au vu des avancées considérables de la linguistique comparée, de la lexicographie et de la critique textuelle depuis plus d'un siècle, qui invitent à modifier le TM en des centaines d'endroits.

En ce sens, Biblia Mirecurensia ne fait que présenter typographiquement et dans le corps de texte les propositions que font les traducteurs ou les commentateurs dans leurs notes techniques de bas de page, et elle le fait précisément en s'appuyant sur les décisions critiques prises par les équipes de traduction de bibles célèbres ou par des exégètes reconnus. Par "formatage moderne", j'entends : toutes les aides à la lecture mise en page, ponctuation, titres, etc. Le texte massorétique est très déficient à cet égard. En prose, il s'agit d'un texte brut.

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En poésie, il n'y a pas de strophes, et les versets sont parfois mal coupés. Inversement, les signes de ponctuation qui nous paraissent aller de soi depuis plus de 3 siècles en Occident, tels que guillemets ou parenthèses, sont notoirement absents. Le résultat net de cette absence est que, non content de devoir apprendre l'hébreu classique avec les difficultés que cela présente sur le plan morphologique et lexical, le lecteur doit en outre vaincre l'ennui visuel généré par un formatage opaque et monotone.

Doit-on s'y résigner en plein XXI ème siècle? Pour le texte grec, tel qu'il se présente dans les éditions du Nestlé-Aland, la situation est meilleure mais loin d'être idéale : tant le découpage du texte que la ponctuation demeurent quelque peu minimalistes. À mon sens, un formatage des textes dans les langues originales qui soit conforme à ce que l'on est en droit d'exiger à notre époque doit répondre à trois critères principaux :.

S'agissant d'éventuelles corrections à apporter au texte massorétique, là ou il présente des obscurités ou des incohérences ou bien encore quand il est différent des autres grandes versions classiques , deux types de décisions doivent être prises :. Le nombre de corrections : certains livres, comme par exemple Jonas, ont un texte extrêmement bien préservé qui ne demande virtuellement aucune correction. D'autres, comme Osée, posent de nombreux problèmes de compréhension ou en tous cas de préservation du texte autographe qui appellent à des solutions alternatives au texte massorétique.

La traçabilité des corrections : si l'on veut garder le texte massorétique comme base tel qu'il est édité dans la BHS , comment indiquer au lecteur où et comment ce texte été retouché en fonction d'autres versions ou commentaires? S'agissant des corrections, deux positions extrêmes sont possibles.

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On peut choisir de garder envers et contre tout le texte massorétique, quitte à effectuer toutes sortes de contorsions grammaticales ou lexicales pour justifier tel ou tel passage problématique en l'état. À l'inverse, on peut manier la correction à tout-va, en changeant des phrases entières, en bouleversant l'ordre de versets ou de strophes. Le problème est donc : où placer le curseur?

L'expérience que j'ai acquise en 30 ans de lecture de commentaires présentés comme académiquement sérieux m'a montré que même des commentateurs qui se veulent théologiquement conservateurs peuvent être "libéraux" dans leur usage de la correction, et je partage globalement leur point de vue. Je préfère donc, s'il le faut, pécher plus par excès de hardiesse que par excès de conservatisme, en gardant constamment à l'esprit mes objectifs généraux de lisibilité et de clarté.

H Brockington , Oxford University Press. J'ai adopté une partie des corrections qui y sont proposées. Ils sont répertoriés dans les documents compagnons appelés "Statistiques".

Alpha Blondy - Jérusalem [clip officiel]

Mention spéciale en ce sens doit être faite du Word Biblical Commentary, qui présente des notes critiques souvent très fouillées, mais il existe aussi d'excellents auteurs dans d'autres séries, dont j'ai voulu incorporer les trouvailles. S'agissant de la traçabilité, j'ai évité de faire ce que l'on voit dans la BHS ou le Nestlé Aland, où les corrections sont indiquées dans le corps de texte par des lettres dans la BHS ou par un système de symboles dans le Nestlé-Aland.

À propos des polices

Toujours en quête de lisibilité, j'ai pris le parti de ne pas indiquer du tout les corrections dans le corps de texte, de sorte que le lecteur, à moins de suivre en parallèle au mot à mot dans le texte massorétique, n'a pas les moyens de détecter si il y a eu ou non correction. Les personnes qui désirent le vérifier devront pour cela se reporter aux tableaux de corrections minutieux qui font partie des documents compagnons voir ci-dessous, ou j'explique plus précisément dans quel esprit ces tableaux ont été conçus.

Ils pourront alors, par une opération de copier-coller, rétablir le texte massorétique dans tous les endroits où cela leur paraît approprié. Encore et toujours dans le même esprit, j'ai occasionnellement déplacé de quelque mots le numéro de verset dans les cas où, en particulier à cause d'une correction, celui-ci se retrouvait placé dans une position illogique. On pourra m'objecter que le texte de Biblia Mirecurensia relève au final d'un ensemble de décisions textuelles marquées du sceau de la subjectivité.

Je connais cet argument, mais je constate simplement que, dans la lignée de tous ceux qui penchent pour un texte éclectique, je suis en bonne compagnie, et peux me réclamer de gens qui sont des autorités dans leur domaine, ayant passé de nombreuses années à creuser et recreuser le même auteur biblique qui est devenu leur domaine de spécialité. L'ensemble des corrections que je propose, au nombre d'environ , ne m'apparaît pas exagéré si l'on met bout à bout l'ensemble des corrections proposées par divers commentateurs pour chacun des livres du Tanakh.

Chacune des corrections proposées par Biblia Mirecurensia demeure donc en soi parfaitement soumise à discussion, mais tout cela s'inscrit légitimement dans les grands débats qui agitent la communauté des biblistes. Il me paraît vital que le lecteur puisse à tout moment se repérer, en utilisant l'Explorateur de son traitement de texte, pour toujours replacer dans son contexte le passage en cours de lecture. Pour cela j'ai opté pour deux caractéristiques :.

Pour ceux qui sont gênés par des titres en français, il est prévu une version du Tanakh avec des titres en hébreu.

Installation et suppression de polices sur votre Mac

A cet égard, il est remarquable de constater que les bibles conçues pour le grand public ne présentent que rarement des titres hiérarchisés une exception notoire en ce sens étant la Bible de Jérusalem , ce qui a pour effet qu'au bout de quelques pages le lecteur a perdu ses repères dans le livre, et donc que les titres qui parsèment le texte ne lui servent plus à grand' chose.

Puisque le choix des titres, qui va de pair avec le découpage des divers livres faisant apparaître leur structure, conditionne la compréhension que l'on en a, je me suis appuyé pour élaborer le système des titres sur les meilleurs commentaires existants en principe, un minimum de deux pour chacun des livres de la Bible. Les auteurs de ces commentaires et le titre de leur ouvrage sont cités dans le document appelé "Statistiques" qui accompagne le livre de la Bible en question au sein des "Documents compagnons". Si un titre est long plus de mots , je l'ai réparti sur deux lignes, ce qui le rend plus facilement cliquable sur un écran tactile dans la table des matières , et lisible d'un seul coup d'oeil.

Il est bien évident que la ponctuation également constitue une exégèse en soi, en particulier dans les passages plus difficiles. Les choix de ponctuation que j'ai faits sont donc soumis à discussion, comme le système des titres ou les corrections apportées au texte massorétique.


Mais ils ont le mérite de fournir une base qui permettra au lecteur de se faire une opinion plus précise sur la structure de telle ou telle phrase ou de tel ou tel passage. Dans la mesure où Biblia Mirecurensia s'adresse à un public international en particulier au travers de sa version anglaise à venir , il était difficile de mettre au point un système de ponctuation qui puisse satisfaire tous les lecteurs, dans la mesure où les usages précis de ponctuation utilisation des divers signes, gestion des espaces, etc varient d'un pays à un autre.

J'ai donc essayé, en prenant pour base les systèmes israéliens et grecs contemporains, d'élaborer un système cohérent de ponctuation, qui repose sur trois critères:. Dans le texte grec, j'ai cherché à maintenir un compromis entre la présentation traditionnelle qui par exemple ne met pas de majuscules en début de phrase dans le corps d'un paragraphe et la présentation moderne, telle qu'elle peut apparaître dans un texte grec contemporain. Ici s'est posé pour moi un dilemme essentiel. D'un côté un texte non vocalisé est plus difficile, non seulement pour les débutants mais même pour des hébraïsants confirmés, en tous cas dans les passages poétiques, souvent parsemés de mots rares ou de constructions un peu spéciales.

Mais d'autre part, un texte systématiquement vocalisé à l'aide de points-voyelles tel que le texte massorétique présente à mon sens trois inconvénients majeurs :. Ce que l'on gagne donc en précision de prononciation ou en compréhension ponctuelle est perdu sur le plan d'une lecture globale, qui permette de suivre le fil d'un poème ou le mouvement d'un récit.

La démarche de fixation phonétique des Massorètes perd de toutes manières de sa pertinence à notre époque, où l'hébreu est une langue parlée quotidiennement par tout un peuple, et où de nombreuses versions "audio" du texte massorétique sont en accès libre sur Internet en mp3. J'ai donc choisi de présenter un texte dépourvu de points-voyelles. Le lecteur francophone de Biblia Mirecurensia fera donc certainement des fautes de prononciation s'il veut lire à haute voix telles qu'il peut en faire quand il lit un texte anglais , mais il aura une meilleure appréhension globale du groupe de mots, et donc du sens.

Il pourra toujours avoir recours au texte massorétique ou à une version audio pour vérifier la prononciation et rajouter grâce à son traitement de texte les points-voyelles aux endroits qu'il juge nécessaires, et sera ainsi forcé de prendre en compte les phénomènes phonologiques pour rentrer en profondeur dans le texte. En ce sens Biblia Mirecurensia est conçue non pas comme le dernier mot en matière d'exégèse, mais au contraire comme une simple base de réflexion pour que chacun rentre dans une démarche d'appropriation du texte en vérifiant occasionnellement sa vocalisation.

Outre un usage le plus riche possible de la ponctuation au sens occidental du terme pour compenser l'absence de points-voyelles, j'ai essayé d'être le plus cohérent possible dans l'utilisation des "mères de lecture" en en faisant un usage beaucoup plus abondant, et surtout considérablement plus régulier, que le TM. Par ailleurs, je n'ai pas hésité à gommer de petites irrégularités orthographiques pour obtenir un texte visuellement plus régulier et donc plus prévisible, de sorte que l'attention du lecteur reste bien fixée sur le sens plutôt que sur telle ou telle curiosité de détail.

On pourra sans doute encore ici m'adresser le reproche que voici : avec tous ces micro-ajustements, Biblia Mirecurensia est un texte aseptisé, dans lequel on a sacrifié les aspérités de transmission du texte, voire même les particularités de rédaction des différents auteurs, sur l'autel de la facilité de lecture. A cela je répondrai que l'hébreu biblique présente en soi suffisamment d'irrégularités morphologiques, syntaxiques et lexicales sans parler les détails stylistiques, que j'ai évidemment respectés pour satisfaire le besoin de variété et d'authenticité du lecteur, sans qu'on y rajoute tout un tas de détails de présentation qui ne sont fondamentalement que des avatars de transmission perennisés au fil des siècles par les copistes.

Je laisse aux puristes ou aux amoureux de la tradition la liberté de rester attachés à la lecture du TM, et m'adresse résolument pour ma part à ceux qui entendent privilégier le fond par rapport à la forme. En plus de la ponctuation et des titres, l'organisation des espaces est essentielle pour guider le lecteur dans l'appréhension globale de la pensée de l'auteur biblique dans tel chapitre ou passage particulier. En ce sens, un blanc judicieusement placé peut être aussi informatif qu' un groupe de caractères d'imprimerie.

Comment utiliser les polices de caractères hébreux dans Word

Voici quelques-unes des options que j'ai adoptées :. Dans les passages rédigés en prose, j'ai veillé à un bon découpage en paragraphes, pour bien faire visualiser au lecteur les différents mouvements du texte. Dans les passages rédigés en vers, comme par exemple les Psaumes, le découpage du texte est d'autant plus important qu'il s'agit d'une langue plus difficile et dont la lecture va moins de soi. Ici les déficiences du texte massorétique sont particulièrement évidentes, puisqu'il propose des pages entières de vers sans découpage réel, ou bien parfois aussi des versets mal coupés.

J'ai donc accordé une importance particulière, en m'appuyant sur les meilleurs commentaires existants, au découpage en différentes strophes, pour faire ressortir les unités de sens des poèmes.